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A l’attention de Messieurs de la FNACA et autres Humanistes larmoyants

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A l’attention de Messieurs de la FNACA et autres Humanistes larmoyants

Veuillez vous donner la peine de lire ce qui suit :

Voilà le cadeau que.... la France et vous,  avez fait sous l’égide de vos guides spirituels à l’Algérie le….19 Mars 1962 et celui qu’elle a fait à ce jour à ses nationaux qu’on appelait autrefois « LES PIEDS-NOIRS PROFITEURS »

Mis à jour ( Lundi, 18 Janvier 2010 13:24 ) Lire la suite...
 

Le Guetteur de Juillet 2009

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"Quand on a dix pas à faire, neuf font la moitié du chemin."(Proverbe chinois )

 

LETTRE OUVERTE A NOTRE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Président

Votre serviteur est l’un des plus anciens Rapatriés d’Algérie, encore de ce monde.

Mais je ne voudrais pas le quitter sans vous dire quel immense espoir vous nous aviez insufflé, lors de votre campagne présidentielle.

Obéissant à une logique qui s’imposait d’elle- même, c'est tout naturellement vers votre personne que nous avions portés majoritairement nos suffrages, car jamais, à ce jour, un candidat à la Présidence de notre pays, ne s'était exprimé aussi clairement que vous l'aviez fait, de prendre en considération nos problèmes qui perdurent depuis 1962.

Nous avions suivi avec intérêt la constitution de votre premier gouvernement et sa constitution nous inspirait déjà les plus vives inquiétudes, car nous craignions qu’encore une fois, les Rapatriés d'AFN restent aux yeux de nos gouvernants, quantité négligeable.

Toutes les communautés et tendances étaient présentes ou représentées au sein du premier gouvernement, sauf la notre (prés de 3.000.000 d'âmes).

Vous nous aviez promis de ne pas nous décevoir, Monsieur le Président, et vous étiez pour nous notre dernier rempart contre l’injustice.

Vous avez joué au jeu des chaises musicales pour votre deuxième gouvernement du mois dernier. Le mini-remaniement éffectué ne nous rassure pas le moins du monde.

Je n’ai pas la prétention de vous rappeler que Les Pieds-noirs, n’ont jamais conquis l’ex Algérie Française par les armes, mais par la charrue et un travail acharné.

Ils l’ont seulement défendu, comme n’importe quel Métropolitain le ferait en se voyant du jour au lendemain, expulsé de chez lui, sans ménagements ,avec pour les plus chanceux, un simple baluchon ou une simple valise en bois et parfois sous le feu des mitrailleuses de la force locale.

Lors de sa conquête, notre prince Président, Napoléon III avait déclaré : « L’empire est fait. Il faut l’ancrer si solidement dans la terre Française, que jamais plus, rien ne puisse l’ébranler » C’était sans compter sur un triste sire, qui en 1962, tel un héron au long nez, emmanché d’un long cou, s’est vite chargé de changer l’histoire, dont il voulait par-dessus tout en faire partie.

Ces Pieds-noirs venus du bassin méditerranéen, tellement décriés et vilipendés, s’étaient installé dans une province déjà Française avant leur arrivée. Ils avaient construit des baraquements de fortune, de préférence prés d’un point d’eau et pas trop loin d’un campement militaire, pour leur sécurité, et sous la menace permanente de maladies endémiques.( paludisme, dengue, malaria et…j’en passe).

Pendant plus d’un siècle, ils s’attachèrent à faire de ce pays un eldorado, non pas avec des fusils ou le fouet comme le prétend avec délices, une certaine intelligentsia gauchiste, mais avec leurs mains calleuses, la pelle, la pioche ou la charrue.

Quand 130 ans plus tard, l’Algérie réclama son indépendance, on la lui accorda non sans désigner comme boucs émissaires les Pieds-noirs, responsables et victimes désignées de cette situation.

La haine se canalisa sur les Français d’Algérie et les Franco- Algériens (Harkis et supplétifs) qui avaient osé s’allier à eux.

Dés les accords d’Evian signés, ce fut la curée sur ces derniers et les Pieds-noirs.

Après le massacre de 140 000 Harkis, et quelques milliers de pieds-noirs, les survivants n’eurent d’autre alternative que de choisir entre la « valise ou le cercueil ». En trois mois, cette terre qui fut notre aussi, se vida de sa substance « Française d’Algérie ».

Prés de un million et demi d’Européens s’enfuirent dans un désordre indescriptible et innommable vers la « Mère Patrie » pensant que cette dernière « les prendrait dans ses bras » Mais arrivés à Marseille, Port-Vendres ou Sète, personne ne les attendait car aidés par l’animosité de certains édiles de grandes villes, le désintéressement du pouvoir en place, les Français en ce mois de Juillet 62, étaient d’avantage préoccupés par leurs vacances que par ces gêneurs qui venaient troubler leur quiétude et dont personne n’avait que faire.

Personne ne vint les aider. L'Histoire elle-même tenta de les oublier.

Notre inquiétude est fondée, car permettez-nous de vous signaler respectueusement que la Mission Interministérielle aux Rapatriés (la MIR), si elle devait être reconduite sous sa forme actuelle , reste à nos yeux , depuis 5 ans, une machine à broyer du rapatrié, ou à les plonger dans la misère à nouveau.

Nos espoirs reposent en vous désormais, mais nous ne sommes pas certains qu'ils sont entre de bonnes mains. Si vous aviez à cœur de simplement nous écouter, j’ose penser que vous nous rendriez enfin la justice, la tranquillité et l’apaisement auxquels nous avons droit et auquel nous aspirons depuis 47 ans.

Profonds et respectueux sentiments

LE GUETTEUR de Juillet 2009

Mis à jour ( Mercredi, 05 Août 2009 09:32 )
 

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